09/01/2015

FIL ROUGE : ROMAIN GARY

 


Monique, Léopold et Nicole nous ont présenté les grandes étapes 
de la vie de Romain Gary à travers quelques-uns de ses livres.

 ROMAN KACEW (1914-1980)
  1. De l'enfance à Varsovie à l'adolescence à Nice : La relation à la mère, le rapport aux femmes, à la féminité avec « La promesse de l'aube ».
  2. Le combattant, l'ambassadeur, l'écrivain : L’engagement volontaire, la fidélité à De Gaulle, l'expérience de la guerre et le regard porté sur les hommes avec « Education Européenne » - « Les racines du ciel » - « Chien blanc » - « L'homme a la colombe » - « Les cerfs volants ».
  3. Le mystificateur (Émile Ajar) : Les troubles de l'identité et le jeu de masques avec « La vie devant soi » et « Gros-câlin ».
  4.  La vieillesse et le choix du suicide : avec « Au delà de cette limite votre ticket n'est plus valable ».
 
 Voici une sélection proposée par Nicole pour découvrir ou redécouvrir Romain Gary :

C’est l’histoire d’un amour fou. L’amour d’une mère pour son fils, qu’elle élève seule dans l’entre-deux-guerres. Elle va  de la Lituanie à Nice en passant par la Pologne dans des conditions matérielles très difficiles qu’elle surmonte avec une énergie et une inventivité invraisemblables. Elle voudrait faire de son fils un héros, un ambassadeur…
C’est encore une histoire d’amour fou entre Ludo le narrateur, orphelin encore enfant, élevé par son oncle Ambroise dit « le facteur timbré » parce qu’il fabrique des cerfs-volants connus dans le monde entier et Lila jeune aristocrate polonaise. D’autres personnages vont prendre corps au travers des péripéties et périples que ces temps de guerre imposeront à tous au fils des ans. Les cerfs-volants emblèmes de liberté diront aussi l’espoir, le courage, la mémoire…
C’est une histoire d’amour de fraternité de résistance et d’espoir. Dans les forêts polonaises en hiver, le jeune Janesh rejoint des groupes de partisans. Il va y vivre dans des conditions de survie rudes une fraternité virile mais se construira aussi grâce à son amour pour Zosia, aux histoires de Dobranski «  prosateur né » et à sa découverte de la musique… C’est un hymne à la résistance, à la liberté et à ce supplément d’âme qu’est l’art.
Dans une Afrique équatoriale et un contexte de décolonisation, nous suivons Morel, un rescapé des camps nazis et ancien résistant qui s’acharne à défendre les éléphants symbole à ses yeux de beauté et de liberté. Une dénonciation de l’avidité et de la cruauté humaine, mais pas seulement…


L’O.N.U. est en émoi. Un fantôme portant une colombe hante les couloirs de l’organisation à New York. On découvre qu’il s’agit d’un jeune homme dévoué avec passion à l’idéal des Nations Unies qui loge avec sa colombe dans un réduit secret du building, et observe cette conscience du monde. Il s’aperçoit vite que l’O.N.U. est une machine qu’aucun moteur n’entraine et, déçu, il conçoit un complot…





Romain Gary écrit en « Je » ce roman autobiographique qui retrace une période de sa vie en 1968 à Los Angeles avec Jean Seberg, son épouse, qui était totalement  engagée  aux cotés des noirs dans leur lutte pour leurs droits civiques. Il va adopter Batka  qui s’avère être un chien blanc, c'est-à-dire un chien dressé contre les noirs des états du sud.  Il porte un regard sévère sur cette Amérique « blanche » qui pour se dédouaner des errements  du passé va militer sans discernement … Son récit se poursuit également en mai à Paris… C’est une chronique des années 70 dans les milieux artistiques et politiques.
 



Madame Rosa, vieille femme juive et ancienne prostituée qui a connu Auschwitz,  a ouvert une pension de famille pour « les  gosses qui sont nés de travers ». Momo, jeune musulman d’une dizaine d’années, raconte sa vie chez madame Rosa et son amour pour la seule « mère » qui lui reste. Puis plus tard jeune homme, il accompagnera la vieille dame jusqu’à la fin de sa vie.




C’est un chant d’amour à cette  « troisième dimension » de l’homme et de la femme : le couple. L’union de Yannick et Michel est rompue par un destin inéluctable. Mais un désespoir d’amour qui désespérerait de l’amour est pour eux une contradiction qu’ils ne peuvent admettre. Il faut donc triompher de la mort…




Jacques Rainier, cinquante-neuf ans, industriel, est aux prises avec des difficultés en affaires au moment ou sa liaison avec une jeune Brésilienne le rend très heureux. A la suite des confidences  angoissées d’un ami obsédé par le mythe de la virilité, la peur du déclin sexuel s’insinue en lui, l’envahit, le détruit, ne le quitte plus…




Une vieille dame très respectable de l’aristocratie britannique fête son anniversaire en compagnie de toute sa famille, enfants et petits-enfants, ayant tous plus que bien réussi socialement. Pourtant, tout ceci n’est qu’une aimable façade, un rôle qu’elle a choisi de jouer et qui la déçoit amèrement, car la vérité est bien plus noire et bien plus ardente. Elle décide, lassée par tous ces secrets de conter son histoire à un confident, typiquement anglais, qui la vénère…



« Je pense ne plus avoir assez de vie devant moi pour écrire une autre autobiographie ». Ces paroles, dans cet entretien accordé par Romain Gary à Radio-Canada, serrent le cœur. Peu de mois après l'enregistrement, il mettait fin à ses jours, le 2 décembre 1980. Si l'on retrouve, dans la présente transcription de cet entretien, bien des confidences, des anecdotes, des opinions déjà lues dans La Promesse de l'aube et La nuit sera calme, il faut le considérer comme le dernier état de son autobiographie, ou tout au moins de ce qu'il a bien voulu dévoiler de l'ambition, des espoirs, des succès et des humiliations qui ont fait sa vie.
 



Livres consacrés à Romain Gary :
  • Romain Gary - Dominique Bona
  • Romain Gary, le caméléon - Myriam Anissimov
  • Romain, un regard particulier - Lesley Blanch
  • Ennemis publics - Bernard-Henry Lévy - pages 317 à 320

Article du Figaro : Les femmes et les mythes de Romain Gary 

 




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