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14/06/2019

Voyage Argelès sur mer

Vendredi 14 juin 

7h45 : Rendez-vous et départ gare de Colomiers
10h45 : Argelès sur mer – Mémorial du Camp (Retirada)
13h : Repas en bord de plage d’Argelès
14h : Cimetière des Espagnols à Argelès
15h : Visite de la vieille ville d’Argelès
18h : Direction Hôtel Oasis – Le Racou
19h : Apéritif « La cave Santenach 
» – Le Racou
20h : Repas Restaurant L’Oasis
23h : Hôtel Oasis – Le Racou

Samedi 15 juin 
 

11h : Visite du château de Collioure
13h : Repas au pied des murailles du château de Collioure 

15h : Visite de l’église Saint André de Sorède
17h : Visite de l’abbaye Saint Genis des Fontaines
19h : Visite du port de Port Vendres
20h :  Repas restaurant l’Archipel – Port Vendres 

23h : Hotel Oasis – Le Racou

Dimanche 16 juin 

11h : Visite du Musée d’art contemporain de Céret
13h : Repas dans l’allée ombragée de Céret - Brasserie
15h : Visite du musée des instruments et des cultures du monde à Céret
17h :  Retour à Colomiers

14/04/2019

Sortie à Mirepoix

La sortie des livres et des idées en terre d’Ariège s’est déroulée le dimanche 14 avril 2019 avec la présence de notre amie Raymonde dont nous avons fêté pendant le repas le 91ème anniversaire. 
MIREPOIX
Une guide que l’on devinait profondément attachée à son territoire, à la fois compétente, sympathique et bienveillante à l’égard de notre petite troupe souvent dissipée nous a accompagnés au fil de cette journée pour successivement nous faire découvrir Mirepoix.

Dépendante du comté de Foix, la ville fut gagnée par le catharisme à la fin du XIIe siècle. Un concile en 1206 y rassembla 600 cathares. La ville fut prise en 1209 par Simon de Montfort qu’il donna à un de ses lieutenants Guy de Lévis (originaire du village de Lévis-Saint-Nom dans les Yvelines) donnant naissance à la puissante famille languedocienne de Lévis-Mirepoix.


La ville, initialement établie près du lit de l’Hers, sur sa rive droite, est inondée suite à la rupture du lac de Puivert par une violente crue qui emporte la majeure partie de la population provoquant plus de mille morts. Elle a été rebâtie immédiatement sur une terrasse naturelle surélevée de l’autre rive de la rivière.

Mirepoix fut un évêché jusqu’en 1801 et de cette époque subsiste l’ancienne cathédrale Saint-Maurice et le palais épiscopal, bâtiment de style Renaissance, construit à la demande de Philippe de Lévis (1466-1537).







La place centrale est entourée de maisons à colombages aux couleurs vives dont nous avons découvert avec bonheur les décors sculptés de la maison des Consuls : cent têtes et personnages caractéristiques de l’imagerie médiévale (tortues, oiseaux, figures obscènes ou tragiques, etc.) ornent ses poutres.

Un excellent repas très convivial au restaurant des Minotiers a été le point d’orgue de notre visite, gentillesse du service et qualité des plats ont été appréciées par tous.


CAMON
La tradition veut que ce soit Charlemagne qui ait, en 778, au retour de Roncevaux fondé un monastère sur cette petite éminence rocheuse située dans une courbe de l’Hers. Au XIIe siècle elle en devint un simple prieuré. Le 18 juin 1279, l’abbaye avec ses fortifications fut aussi détruite par la rupture du barrage de Puivert.

C’est Philippe de Lévis-Mirepoix, évêque de Mirepoix et prieur de Camon, qui va reconstruire au début du XVIe siècle l’ensemble des bâtiments que l’on a pu visiter avec notre guide, les aménagements intérieurs du XVIII° siècle témoignent également d’une magnificence que justifie le puissant rayonnement de l’abbaye.





Camon, c’est aussi le village aux cent rosiers, depuis la brillante idée de ses édiles de fournir gratuitement un rosier à chaque habitant ; le village s’habille ainsi de couleurs et de senteurs dès le mois de mai... malheureusement nous y étions en avril.




LE CHÂTEAU DE LAGARDE

Construit à partir du XIe siècle, le roi d’Aragon Ramire Ier de Navarre en fait d’abord en une tour de garde au nord de son royaume puis la famille Lévis seigneurs de l’Ile-de-France, vainqueurs de la croisade des Albigeois, édifie un château au XIVe siècle sur une colline dominant la vallée de l’Hers-Vif.

Il fut l’objet au cours des siècles de nombreux remaniements, dans un premier temps il est défensif (jusqu’au milieu du XVIe siècle) puis dans la première moitié du XVIIe siècle, Louise de Roquelaure, veuve d’Alexandre de Lévis-Mirepoix, mort à la guerre en 1637 à Leucate, entreprend une nouvelle série de constructions et d’embellissements qui devaient transformer le château fort en un petit palais fastueux. Grâce à la richesse de sa famille, son intelligence, sa détermination, son admiration pour les châteaux de la Loire, Louise en profite pour créer la galerie des Glaces, une glacière (petite tour ronde) et un étang à poissons. 

Lagarde devient à la veille de la Révolution un splendide palais d’agrément ; sa grandeur lui fera obtenir le surnom de « Petit Versailles des Pyrénées ». Le château tombe peu à peu à l’abandon et fut en ruines à partir de la Révolution.

La nouvelle propriétaire fait des travaux de débroussaillage de 1986 à 2000. En 2012, celle-ci donnera le château à l’association Per le Castel (« Pour le Château ») avec l’objectif d’animer le lieu. 






NOTRE-DAME DE VALS
Avant de rentrer sur Colomiers un petit groupe a profité du voyage de retour pour visiter l’église Notre-Dame de Vals semi-rupestre à trois niveaux. Le site est magnifique et à l’intérieur nous avons pu admirer de superbes fresques romanes datées du début du XIIe siècle.

05/04/2019

Rencontre avec Jean David Saban

La soirée « Des livres et des Idées » du vendredi 5 avril 2019 a été dédiée à un artiste attaché à ses racines méridionales et même columérines.

A à la fois peintre et graveur, Jean David SABAN dont nous avons découvert l’œuvre dans une mini exposition présentée au cours de la soirée, a puisé son inspiration au fil des régions qu’il affectionne, l’Occitanie bien sûr, avec des vues de Toulouse dont il sait reproduire couleurs et atmosphère, Gruissan, l’étang de Bages, les vignes du Languedoc mais aussi Venise, Barcelone, Paris, Marrakech…

Dans toute son œuvre peinte, il a gardé la précision du dessin d’un graveur, marque de sa formation classique dans l’atelier de René Izaure à l’École des Beaux-Arts de Toulouse.

La rencontre-Entretien intitulée « PEINDRE ET GRAVER LE PAYSAGE » a été animée par Claude BARRERE son ami avec lequel il partage la passion des « traits et morsures ».





Avril 2013 - Toulouse

01/03/2019

L’île de Pâques

Notre amie Cathy, passionnée par l’île de Pâques, a eu la chance d’y effectuer un séjour l’an dernier pendant un voyage au Chili ; elle nous en a dévoilé le charme de ses magnifiques paysages, à défaut des mystères qui, même après avoir écouté son exposé bien documenté, resteront secrets.

L’île de Pâques (ou Rapa Nui) est une île chilienne du Pacifique Sud. C’est l’un des endroits peuplés les plus isolés de la planète. L’île habitée la plus proche est Pitcairn (le refuge des mutins de la Bounty), à 2000 km vers l’ouest. Les côtes chiliennes, vers l’est, sont à plus de 3500 km.

Son histoire reste toujours en grande partie une énigme. Il faut dire que le travail des archéologues est particulièrement difficile à cause du manque de témoignages ou de sources fiables. Est-on d’ailleurs tout à fait certains que les extra-terrestres n’ont rien à voir dans tout cela ! de nombreuses questions sont encore sans réponse ou âprement débattues dans la communauté scientifique.

  • Une certitude : l’explorateur hollandais Roggeveen « découvrit » l’île en 1722 le jour de Pâques et manquant d’imagination, il la baptisa îles de Pâque.
  • Les Moai, statues colossales en pierre volcanique, emblèmes de l’île de Pâques, ont été sculptés dès l’arrivée des premiers habitants en 1200 et jusque vers 1650. Environ 1000 moai ont été recensés sur l’île de Pâques. (érigés sur des plateformes [ahu] en bord de mer, ou plus ou moins terminés dans la carrière de Rano Raraku). Où ont-elles été sculptées ? Comment a-t-on pu les transporter ?
  • L’écriture rongo-rongo reste à ce jour encore indéchiffrée. Un mystère de plus !
  • Le culte du dieu Make Make, représenté comme un homme avec une tête de sterne, est également une énigme. La tradition rapporte que les compétiteurs descendaient la falaise jusqu’à la mer, puis nageaient jusqu’à l’îlot Motu Nui à 2 km, et se postaient auprès d’un nid de sterne. Le premier à recueillir un œuf fraîchement pondu devait le ramener pour être déclaré vainqueur. Le chef vainqueur devenait l’homme-oiseau. Il se retirait alors dans une grotte et endossait, pendant un an, le rôle d’arbitre sacré des conflits entre les clans.
  • L’absence de forêts est particulièrement remarquable. Pourquoi sont-elles disparues. Suicide écologique d’une surexploitation ?
  • La civilisation Rapa Nui a été décimée par le « choc colonial », jusqu’à presque totale disparition à la fin du XIXe siècle ou il ne subsistait qu’une centaine d’habitants.
  • La situation est fort heureusement en amélioration sur l’ile (environ 7000 habitants) et les Pascuans en voie d’acquérir une certaine autonomie.
Voici en guise de conclusion quelques lignes écrites par Pierre Loti âgé de vingt-deux ans, aspirant à bord de La Flore qui, sur la route de Valparaiso à Tahiti, fait une escale de quatre jours s à l’île de Pâques ; doué pour le dessin, il est autorisé à quitter le bord chaque jour pour faire des croquis et faciliter le troc entre les officiers et la population de l’île :
« On éprouve des sentiments nouveaux et intraduisibles, en se promenant dans cette immense solitude, au milieu de cette population pétrifiée. Sous mes pieds s’étendent ces plaines jonchées d’idoles, que peu d’Européens sont venus voir avant nous… et là-bas, à l’horizon, se déroule le grand océan.
Nous sommes à mi-montagne, ici, au milieu des sourires de ces grands visages de pierre ; au-dessus de nos têtes, nous avons les rebords du cratère éteint, sous nos pieds la plaine déserte jonchée de statues et de ruines, et pour horizon les infinis d’une mer presque éternellement sans navires… »
Une belle destination mêlant : mystères, traditions et paysages. Merci à Cathy de nous avoir fait partager ce beau voyage. 

Le diaporama de la conférence
https://drive.google.com/file/d/118wUld_Jsj8lzt4px4feiFokag4Zlbz7/view?usp=sharing
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 Au Muséum de Toulouse 
A découvrir jusqu'au 30 juin 2019
L'Île de Pâques, Nombril du monde

22/02/2019

“50 poèmes pour la neige”

4ème édition du festival – 22 février 2019

Le festival « 50 poèmes pour la neige » a cette année encore atteint ses objectifs de partage poétique et de convivialité, et c’est grâce à vous tous, intervenants et public.
Je garde pour ma part le souvenir de vos participations actives à cette soirée dans ce cadre agréable, et maintenant familier, cette belle salle Antonin Perbosc de l’Ostal d’Occitanie.

Merci à : 


  • Modesta Suarez pour l’évocation de Nicanor Parra. Inconnu pour la plupart d’entre nous il y a quelques mois, le grand poète chilien nous apparait maintenant plus proche avec sa poésie ricanante et le pied de nez qu’il a fait de sa vie. Au-delà de la présentation intelligente, sensible et humoristique qui a fait l’unanimité des participants, nous avons fait la connaissance d’une amie que nous aurons tous plaisir à retrouver dans de futures soirées poétiques.

  • Claude Barrère, qui, chaque année, fait l’effort de recherche d’un poète qui saura nous émouvoir et des textes les plus adaptés pour nous les faire partager. Nous avons ainsi pu découvrir et apprécier Stanislas Rodanski, poète et romancier surréaliste, qui décrivait une neige un peu noire comme la nuit qui a fini par l’engloutir.


  • Catherine Lebel et sa lecture en français de la poésie « L’homme imaginaire », lue également par Nicanor Parra lui-même dans un amphi rempli de centaines de jeunes chiliens avec des applaudissements dignes d’une vedette du rock.
  • Jean-Yves Drouin, président des belles éditions toulousaines N&B, qui nous a fait partager son coup de cœur pour François Jacqmin, poète belge d’expression française qui a su si bien décrire le jardin endormi sous la neige.


  • Jean-Louis Simon, venu du Lot pour nous lire des Haïkus, souffles éphémères et intenses, extraits de son recueil de poésie « Bateaux de papier » paru aux éditions N&B en décembre 2018.
  • Francis Pornon qui a écrit tout spécialement pour cette soirée une « Ballade pour les neiges » renouant ainsi avec la tradition des troubairitz sachant chanter et du « fin Amor ». Avec les 25°C sur Toulouse en février, on ne peut qu’être d’accord avec cette constatation : « Mais où sont les neiges d’antan ? » … Merci aussi Francis pour nous avoir ouvert les ondes de l’émission culturelle hebdomadaire sur Radio mon Païs.




  • Jean-Michel Tartayre, sensible aux « Faces Nord », parois minérales et cimes enneigées, passion qu’il nous dit avoir reçue du grimpeur de l’extrême Patrick Edlinger et qu’il nous a fait partager ce soir-là.
  • André Bordes, pour qui la poésie n’existe avant tout que pour être lue, et qui a fait apparaitre des paysages d’hiver évoquant pour moi ce tableau de Monet « La Pie » et des sensations de flocons piquant la peau sous la pression du vent d’hiver, même si ces vers ont été écrits en été…


  • Nicole Couzinié, pour son choix de Haïkus évoquant des émotions directes ou plus subtiles et sa recherche d’une neige qui naitrait des lueurs de l’ultra noir de Pierre Soulages qu’elle nous a promis d’évoquer l’an prochain.
  • Myriam Raquin pour son texte « Soirées de neige », écrit pour partager avec nous tous, cette belle idée d’une neige poétique imposant fraicheur, paix, pureté et tendresse…


  • Marie-France Poinard pour ces pages du poète roumain Benjamin Fondane qui vécut à Paris et fut assassiné à Auschwitz. Des vers d’où ressortent un automne et un hiver qui n’auront hélas, jamais de printemps.
  • Svante Svahnström, qui a donné à notre festival de poésie un accent du nord et conforté l’idée d’une Europe de la poésie que nous recherchons modestement à créer. Merci également pour nous avoir redonné le goût de Tomas Tranströmer, poète suédois déjà célébré par notre festival en 2015 et fait découvrir « Le lutin » de Viktor Rydberg.


  • Dominique Duverneuil, président de l’association « Des Livres et des Idées » qui a terminé cette belle soirée en chansons avec cette mythique « Fille du Nord » et une chanson en occitan qui a résonné tout particulièrement dans l’Ostal d’Occitanie.
Un merci particulier également à :
  • Joëlle Montech (qui avait participé au festival en février 2017) venue tout spécialement avec le comédien Jean Do pour nous faire partager un texte magnifique de Yannis Rítsos « La neige », qu’elle n’a malheureusement pas pu lire, le voici :
 
  • Maryse Zemlianoy, qui a choisi et mis en forme les poèmes « surprises » distribués en souvenir de cette soirée pour vous inciter à une lecture poétique,  
  • Rose-Marie Van Vlasselaer pour sa gentillesse, sa patience et l’immense travail de préparation et de mise en forme de tous les documents supports de cette soirée
  • Christian Saint Paul qui nous a ouvert les ondes de son émission hebdomadaire Les poètes, que je vous encourage à suivre hebdomadairement sur Radio Occitania
Jeudi 14 février 2019
Ecouter l'émission
  • Convergencia Occitania qui a mis à notre disposition la salle et les moyens vidéo,
  • et enfin merci au restaurant A Taula qui a apporté la touche de convivialité indispensable pour faire de cette soirée une réussite appréciée par tous.
A l’année prochaine pour la 5ème édition du 
Festival « 50 poèmes pour la neige » à Toulouse.

                                                                                                      Patrick Zemlianoy

 
Diaporama 
Nicanor PARRA
https://drive.google.com/file/d/1g_9nQ5rRrNrsOuzeI0_mh9zpPxAxvxxD/view?usp=sharing
                
Poèmes 
pour la neige
 https://drive.google.com/file/d/1Ns-z6vmZyaGTxI7fn7Zr4dNTJtbjV8sq/view?usp=sharing
Vidéos

Modesta Suarez - "Avertissement au lecteur"

Modesta Suarez - "Test" (en espagnol)

 
Claude Barrère - "Test" (en français)


Cathy Lebel - "L'homme imaginaire"
 
Dominique Duverneuil - Chanson occitane


01/02/2019

Ecrivain public

Lors de notre soirée de février, nous avons découvert grâce à Claudine un métier qu’elle a exercé pendant des années et dont nous ne soupçonnions pas la diversité. 

Les tâches à effectuer dans le métier d’écrivain public sont nombreuses. En effet, ce professionnel est chargé de rédiger ou de corriger tous types de documents. Il effectue, entre autres, des travaux de rédaction de papiers administratifs ou professionnels : courrier de réclamation, courrier juridique, formulaire administratif, Curriculum Vitae, lettre de motivation, dossiers d’allocations familiales, et autres... Il intervient également dans la rédaction de divers écrits personnels : rédaction de mémoires, travaux littéraires, comptes-rendus, faire-part, contenus web, mailings, etc. 

Son exposé a été, pour notre plaisir, émaillé de nombreuses anecdotes puisées dans son expérience. Sans vouloir tout restituer, je retiendrai pour ma part :
  • Le texte écrit à la veille d’un enterrement pour aider un fils à rédiger ces quelques lignes, synthèse de toute une vie, et qui ont tant d’importance dans ces douloureux moments.
  • Les travaux de rédaction de livres sur des sujets très variés et qui n’auraient pas pu être rédigés sans le recours à sa plume.
Merci à Claudine de nous avoir fait partager cette belle expérience pour ce métier de service trop peu connu.